L'Espagne reste une destination de rêve pour les entrepreneurs, les expatriés et les investisseurs belges. Qu'il s'agisse de l'achat d'une résidence secondaire, d'un déménagement définitif ou de la création d'une société espagnole, le pays offre de nombreuses opportunités. Pourtant, ces derniers temps, un nuage noir plane au-dessus du climat entrepreneurial espagnol.
Le cabinet d'avocats international de renom Amsterdam & Partners LLP, dirigée par l'avocat Robert Amsterdam et l'expert fiscal Christopher Wales, a publié un rapport accablant sur les pratiques de l'administration fiscale espagnole (Agencia Tributaria, communément appelé le Hacienda). Les conclusions du rapport “” Hacienda contre le peuple » sont déconcertants et mettent en lumière un problème structurel auquel vous, en tant qu'investisseur étranger, feriez bien de vous préparer.
Le rapport d'Amsterdam : intimidation fiscale et ‘ loi Beckham ’
Dans ce rapport, les auteurs critiquent vivement le système fiscal espagnol. Alors qu’une administration fiscale devrait, dans l’idéal, fonctionner comme une instance publique neutre, le rapport dresse le portrait d’une machine agressive dont l’objectif premier est de percevoir de l’argent, souvent au détriment de la sécurité juridique du contribuable.
L'accent est mis ici sur ce qu'on appelle les Ley Beckham, un régime spécial destiné à attirer en Espagne les talents étrangers et les personnes fortunées grâce à un taux forfaitaire avantageux de 24% sur les revenus professionnels et à une exonération sur le patrimoine étranger. Le rapport révèle comment l'administration fiscale espagnole s'en prend désormais systématiquement à ce groupe par le biais de ‘ fishing expeditions ’ et de réinterprétations créatives :
- Le principe ‘ Pay First, Appeal Later ’ : Si vous contestez un avis d'imposition complémentaire, vous devez souvent payer d'avance la totalité du montant contesté ou fournir une caution très coûteuse, alors que les procédures de recours en Espagne peuvent facilement s'étaler sur 8 à 20 ans.
- Vérifications de dernière minute : L'administration fiscale attend souvent délibérément la fin de la période de validité de six ans de la loi Beckham (ou juste avant l'expiration du délai de prescription fiscale) pour lancer soudainement une enquête approfondie. Cela lui permet d'accumuler au maximum les réclamations sur plusieurs années. Il arrive également qu’il envoie une demande de redressement pendant la période des vacances.
- L'accusation de ‘ simulation ’ : Lorsque les inspecteurs ne constatent aucune irrégularité concrète, ils qualifient tout simplement des structures d'entreprise légitimes ou des employeurs espagnols de ‘ manœuvre de façade ’ (simulation) afin de faire peser de manière abusive la charge de la preuve sur le contribuable.
Dans notre cabinet également, nous constatons une attitude agressive de la part de l'administration fiscale espagnole. Et les résidents ne sont pas les seuls à être visés. Nous observons ainsi souvent des contestations concernant les frais déductibles dans le impôt sur les plus-values chez les propriétaires de résidences secondaires.
Une incitation perverse : des primes individuelles pour les inspecteurs
La révélation la plus choquante contenue dans le dossier – qui n’a été rendue publique qu’à l’issue d’une procédure judiciaire engagée par l’association espagnole des conseillers fiscaux (Aedaf) a été imposée – concerne la structure de rémunération des inspecteurs des impôts espagnols eux-mêmes.
Accueil des fonctionnaires des impôts espagnols primes de productivité individuelles qui peuvent représenter jusqu’à 25% de leur salaire total. Le fisc injecte des centaines de millions d'euros dans ce fonds de primes (dont une mesure supplémentaire de 125 millions d'euros).
La conséquence ? Les primes des inspecteurs sont calculées de manière subjective et augmentent à mesure qu'ils clôturent plus rapidement un dossier et qu'ils contraignent le contribuable à accepter un accord à l'amiable (Actes accompagnés d'un accord). Même si le contribuable obtient gain de cause par la suite devant le tribunal, les inspecteurs ne sont pas tenus de rendre leur prime pas à présenter. Cela crée une incitation perverse à gonfler artificiellement le montant des réclamations et à menacer de poursuites pénales.
Qu'est-ce que cela signifie pour vous, en tant qu'investisseur belge ou expatrié ?
Le rapport d'Amsterdam montre qu'en Espagne, le risque ne réside pas tant dans les tarifs légaux que dans la l'imprévisibilité et le caractère agressif du système de contrôle de l'application de la loi. Dès que l’Hacienda ‘ sent ’ qu’il y a des capitaux étrangers en jeu, vous devenez une cible potentielle. L'impact est considérable : le rapport estime que le refus du statut prévu par la loi Beckham peut entraîner a posteriori une créance supplémentaire inattendue pouvant atteindre plus de la moitié du patrimoine total d'une personne (y compris des amendes pouvant aller jusqu'à 125%).
De plus, l'administration fiscale espagnole n'hésite pas à enfreindre les règles relatives à la protection des données : il existe des cas avérés où des inspecteurs ont contacté les écoles fréquentées par les enfants afin de vérifier leur intégration et leur niveau de langue, dans le seul but de les intimider.
Comment Confianz vous protège
C'est précisément parce que l'administration fiscale espagnole agit de manière si agressive et est motivée par les objectifs individuels des inspecteurs qu'une assistance juridique proactive et sans faille est essentielle dès le premier jour.
Chez Confianz, nous connaissons la législation espagnole ainsi que les pièges spécifiques de la Hacienda. Nous ne croyons pas qu'il faille éteindre les incendies après coup, mais plutôt qu'il faille préparer en amont un dossier solide.
- Nous assurons une structuration claire et conforme à la législation fiscale de votre acquisition immobilière ou de votre société en Espagne.
- Nous veillons à ce que votre statut fiscal (résident ou non-résident) soit documenté de manière exhaustive et incontestable.
- Nous maîtrisons le langage de l'administration espagnole et vous offrons la sécurité juridique nécessaire pour que vous puissiez profiter en toute sérénité de vos projets en Espagne.
Envisagez-vous d'investir en Espagne ou avez-vous des questions concernant votre situation ? Dans ce cas, prenez contact N'hésitez pas à nous contacter pour bénéficier d'un audit professionnel et de conseils sur mesure.