Conformément à la jurisprudence stricte du Conseil d'État et du Conseil des litiges en matière d'autorisations, une modification du plan ne pouvait être apportée au cours de la procédure que s'il existait un demande expresse du demandeur à l'époque. Les autorités n'étaient plus autorisées à imposer elles-mêmes, par le biais d'une condition de permis, une modification mineure des plans afin de rendre le dossier recevable, car cela donnait lieu à une interprétation erronée de la législation. Dans la pratique, cela a conduit à des refus injustifiés de projets qui, moyennant une petite correction, auraient été tout à fait acceptables.
La solution prévue dans le décret-cadre « Environnement »
Dans l'exposé des motifs (article 96, page 73), le législateur indique clairement que ce formalisme rigoureux n'a jamais été l'intention:
- Le gouvernement se voit à nouveau attribuer le pouvoir, par décret, de de sa propre initiative (d'office) d'imposer des modifications limitées au plan par le biais des conditions du permis.
- Une demande ou une initiative explicite du demandeur est nécessaire à cet effet n'est plus obligatoire, à condition que les modifications restent “ limitées ” et que le projet puisse ainsi obtenir un permis.
C'est un formidable coup de pouce pour la pratique : les pouvoirs publics peuvent à nouveau adopter une approche axée sur les solutions, au lieu de devoir rejeter les dossiers pour de simples raisons bureaucratiques.
2. Enfin une sécurité juridique : introduction d'un délai de recours contre le registre des autorisations
Un deuxième changement fondamental concerne le registre des permis, notamment en ce qui concerne l'inscription des constructions relevant de la “ présomption de permis ” (ce qu'on appelle le considéré comme autorisé statut).
Le contexte : la Cour constitutionnelle
Auparavant, la règle voulait que le recours contre l'inscription d'un ouvrage au registre des permis ne puisse être introduit que dans les 45 jours suivant l'inscription de cet ouvrage au registre. Or, aucune publication d’une telle décision n’était prévue. Les riverains ignoraient donc souvent qu’un délai de recours courait et ne s’en rendaient souvent compte que trop tard. La Cour constitutionnelle a toutefois fait de cette situation un sujet de controverse (arrêt n° 140/2023).. La Cour a estimé qu’il était inconstitutionnel et déraisonnable d’attendre d’un citoyen qu’il consulte en permanence le registre municipal pour vérifier si la construction de son voisin était soudainement classée comme ‘ réputée autorisée ’. Conséquence ? Pendant des années, les inscriptions sont restées susceptibles d'être contestées dès qu'un tiers en prenait “ connaissance effective ”, ce qui a entraîné une grande insécurité juridique.
La nouvelle réglementation : affichage actif et délai de recours de 45 jours
Afin de rétablir la sécurité juridique tant pour les citoyens que pour les tiers, le Décret-cadre sur l'environnement (articles 98 et 100, pages 74-75) instaure un tout nouveau régime de publication. Les détails de ce régime doivent encore être précisés par le gouvernement flamand. Il est probable que le système d'affichage, tel qu'il est appliqué pour les décisions d'autorisation ordinaires, sera retenu à cet effet. Concrètement, cela signifie :
- Affichage obligatoire : Les décisions d'inscription au registre des autorisations en tant que ‘ considéré comme autorisé ’ seront probablement désormais doivent faire l'objet d'une publication active et être affichés, exactement comme c'est le cas aujourd'hui pour un permis d'aménagement classique.
- Délai de recours strict : Les tiers reçoivent ensuite 45 jours de délai – à compter du premier jour suivant l'affichage – pour former un recours devant le Conseil des litiges en matière d'autorisations.
Ce délai de 45 jours s'est-il écoulé sans qu'aucun recours n'ait été formé ? Dans ce cas, l'inscription est définitive et la présomption d'autorisation est définitivement garantie contre toute réclamation ultérieure de tiers..
Quelles sont les conséquences concrètes pour votre dossier ?
Bien que le projet de loi soit encore en cours d'examen au Parlement, il définit d'ores et déjà les grandes lignes de l'avenir proche. Pour les collectivités locales, cela signifie qu’elles doivent se préparer à jouer un rôle plus actif dans les modifications des plans d’urbanisme et à mettre en place une nouvelle chaîne logistique pour la publication des décisions en vue de leur inscription au registre des permis. Pour les propriétaires et les promoteurs, cela offre à terme la perspective d'un accès plus rapide à l'obtention d'un permis de construire ainsi qu'une protection sans faille des droits de construction historiques.
Confianz suit de près l'examen parlementaire du décret-cadre sur l'environnement. Avez-vous vvous informer de l'impact de ces futures règles sur votre projet immobilier en cours ou connaître l'état d'avancement de votre demande d'inscription au registre des autorisations ? Veuillez prise de contact sans engagement Contactez-nous pour obtenir des conseils stratégiques.