Pour beaucoup, un déménagement définitif en Espagne symbolise une meilleure qualité de vie : plus de soleil, un rythme de vie plus calme et un climat attrayant. Chaque année, nous conseillons des centaines de Belges sur l'émigration vers l'Espagne. Ce que nos clients sous-estiment souvent, c'est que l'émigration n'est pas une décision purement pratique, mais un tournant juridique et fiscal fondamental.
Chez Confianz, nous constatons que les clients accordent généralement une grande attention à l'achat de leur maison espagnole, mais pas assez aux conséquences du déménagement lui-même. Or, c'est précisément là que se situent les plus grands risques. Un conseil préalable n'est donc pas un luxe, mais une forme nécessaire de gestion des risques. Un conseil opportun peut vous faire économiser beaucoup d'argent.
1. Résidence fiscale : pas de libre choix, mais des critères stricts
L'une des idées fausses les plus tenaces est que l'on peut déterminer son lieu de résidence fiscale. En réalité, la résidence fiscale est déterminée selon des critères objectifs fixés par la législation nationale et les conventions de double imposition.
L'administration fiscale espagnole considère que vous êtes résident fiscal si vous remplissez les conditions suivantes un l'une des conditions suivantes :
- La règle des 183 joursvous passez plus de 183 jours par année civile sur le territoire espagnol.
- Le critère économiquele centre de gravité de vos activités professionnelles ou de vos revenus se trouve en Espagne.
- Le critère de la famillevotre conjoint et/ou vos enfants mineurs (en âge scolaire) vivent en Espagne. Ce critère est souvent sous-estimé et peut être décisif, même dans le cas d'un déplacement domicile-travail.
En savoir plus sur les implications fiscales de l'émigration en Espagne.
Risque de double imposition ou d'imposition imprévue en cas d'émigration en Espagne
Sans planification préalable, vous risquez de vous retrouver dans une situation où tant la Belgique que l'Espagne vous considèrent comme résident fiscal. De plus, l'Espagne a des impôts qui n'existent pas (ou plus) en Belgique ou qui sont appliqués de manière fondamentalement différente, tels que :
- les impôt sur les plus-values sur les biens mobiliers et immobiliers ;
- les taxes sur les l'épargne-pension et de l'épargne (revenus passifs) tels que les intérêts, les dividendes, le boni de liquidation et les dividendes. loyers;
- les impôt sur la fortune dans certaines régions autonomes.
La Belgique ne vous laissera pas non plus tomber. Pensez à d'éventuelles frais de sortie, les conséquences fiscales en cas de départ d'une entreprise ou les règles spécifiques en matière de capital accumulé. Une analyse fiscale préliminaire peut faire une différence financière significative.
2. Obligations administratives : l'ordre et le moment sont cruciaux
Un déménagement permanent en Espagne implique une série de formalités administratives qui doivent être accomplies dans le bon ordre. L'administration espagnole fonctionne différemment de l'administration belge et laisse peu de place à l'improvisation.
Les obligations essentielles sont les suivantes
- notification à l'assurance maladie et aux autorités fiscales belges
- la radiation du registre de la population belge ;
- demande de Residencia (document de séjour pour les citoyens de l'UE) ;
- l'inscription au Padrón (registre municipal de la population) ;
- l'inscription à la sécurité sociale espagnole ;
- échange de permis de conduire et ré-immatriculation éventuelle des véhicules.
Une erreur ou un retard dans cette chaîne peut entraîner des amendes, des retards dans l'enregistrement fiscal ou la perte temporaire de l'accès à des services essentiels.
3. Soins de santé : la continuité est essentielle
Les Belges sont habitués à un filet de sécurité sociale étendu et largement automatique. En cas d'émigration, cela change fondamentalement. Dès que vous vous désinscrivez en Belgique, votre couverture par le système de sécurité sociale belge prend en principe fin.
En Espagne, l'accès aux soins de santé publics dépend de votre statut :
- Retraités ont généralement une Formulaire S1 nécessaires pour transférer leurs droits.
- Actifs (salariés ou indépendants) sont liés par des cotisations à la Seguridad Social.
- Non-actifs (comme les retraités) sont souvent obligés de souscrire une assurance maladie privée pour obtenir la résidence.
Toute interruption de la couverture constitue un risque réel. Il est donc essentiel de choisir le bon moment et d'assurer une bonne coordination.
Pour en savoir plus sur les soins médicaux en Espagne, cliquez ici.
Conclusion : une préparation réfléchie permet d'éviter des erreurs coûteuses
Émigrer en Espagne peut s'avérer particulièrement gratifiant, à condition de disposer d'une une préparation minutieuse et en temps utile. Cependant, les surprises fiscales, la double imposition ou les problèmes administratifs peuvent rapidement prendre le dessus si vous prenez les choses à la légère.
Chaque émigration est faite sur mesure : une famille avec des enfants en âge scolaire, un couple de retraités et un entrepreneur ayant des activités internationales requièrent chacun une approche différente.
Chez Confianz, nous assistons nos clients à chaque étape du processus d'émigration. Nous analysons votre situation personnelle et professionnelle, évaluons les conséquences fiscales et veillons à ce que votre déménagement soit juridiquement et administrativement correct.
Vous envisagez de vous installer en Espagne ? Une réunion d'orientation au moment opportun peut faire la différence entre un nouveau départ sans souci et des années d'incertitude fiscale. N'hésitez pas à prendre rendez-vous.