Vous souhaitez construire, transformer ou modifier une fonction d'un bien immobilier ? Dans ce cas, il est fort probable que vous deviez demander un permis d'environnement. Depuis 2018, ce permis remplace le permis d'urbanisme (permis de construire) et le permis d'environnement. Dans cet article, nous vous guidons à travers la procédure, les délais et les pièges.
Quels sont les travaux qui ne nécessitent pas de permis de construire ?
Toutes les opérations ne nécessitent pas de permis ; les travaux d'entretien et les rénovations internes sans modification de la stabilité sont généralement exemptés.
Vous avez besoin non demander un permis de construire pour de simples travaux de conservation (tels que le remplacement des tuiles ou des fenêtres par des matériaux identiques) ou pour des modifications intérieures, à condition de ne pas étendre le volume du bâtiment ni d'en modifier la stabilité. Notez qu'un obligation de notification pour les petits travaux qui ont un impact sur la stabilité mais ne modifient pas le volume.
Conseil d'expert : “De nombreux propriétaires se trompent en optant pour des réglementations locales. Une exemption régionale peut être annulée par une ordonnance municipale plus stricte ou par un règlement de lotissement. Il faut donc toujours commencer par vérifier les règles de sa propre municipalité”.”
En savoir plus sur la procédure de demande de permis environnemental.
Puis-je ajouter une annexe à une maison existante ?
Non, toute extension de volume telle qu'une véranda, une extension de cuisine ou un auvent nécessite généralement un permis ou une notification.
La législation fait une distinction en fonction de la superficie totale des dépendances. Si la superficie totale de toutes les dépendances (y compris les nouvelles) dépasse 40 mètres carrés, un permis avec l'assistance d'un architecte est nécessaire. Si vous restez en deçà, une notification suffit souvent, à condition de respecter des conditions strictes en termes de hauteur et de distance par rapport à la limite du terrain.
Pour en savoir plus sur les conditions d'agrandissement d'une maison existante, cliquez ici.
Où dois-je déposer ma demande de permis d'environnement en Flandre ?
La demande de permis environnemental se fait obligatoirement par voie numérique via le site web de la Commission européenne. Compteur d'environnement du gouvernement flamand.
Depuis l'introduction de la demande de permis de construire numérique, les dossiers papier ne sont plus guère acceptés. Une demande sur papier n'est autorisée que dans des cas exceptionnels très spécifiques, par exemple lorsque la collaboration d'un architecte n'est pas requise (comme dans le cas de certaines maisons de jardin). Toutefois, pour un traitement fluide et une bonne traçabilité, Confianz recommande toujours la voie numérique.
Quels sont les types de permis environnementaux existants ?
Le permis unique est un instrument général qui regroupe quatre permis antérieurs en une seule procédure administrative.
Depuis le 1er janvier 2018, vous ne demandez qu'une seule licence pour :
- Actes d'urbanisme (construction et rénovation).
- Division parcellaire des terres (division des parcelles).
- Exploitation d'établissements ou d'activités classés (permis environnemental, IIOA).
- Changements dans la végétation (par exemple, l'abattage d'arbres ou les changements de relief).
Le grand avantage est l'efficacité : vous ne suivez la procédure qu'une seule fois, même si votre projet immobilier comporte à la fois un aspect de construction et un aspect environnemental.
Qui s'occupe de ma demande ?
L'autorité compétente dépend de la nature et de la portée de votre projet ; dans la plupart des cas, il s'agit du conseil des bourgmestres et échevins (CBS) de votre municipalité.
La répartition des compétences est strictement définie par la loi au moyen de ‘listes de projets’ :
- Projets municipaux : Construction résidentielle standard, rénovations et PME locales.
- Projets provinciaux : Permis environnementaux de classe 1 ou infrastructures à grande échelle.
- Projets flamands : Les projets stratégiques, tels que les terrains de golf (>18 trous) ou les routes régionales.
Comment fonctionne la procédure ? (5 étapes)
Le processus, de la demande à la décision, est strictement réglementé. Voici les cinq étapes cruciales.
Étape 1 : Examen de la recevabilité et du caractère complet du dossier
Dans le cadre de la 30 jours après l'envoi, le gouvernement vérifie si votre dossier est complet.
- Incomplet ? Le gouvernement peut demander des documents supplémentaires ou la demande irrecevable déclarer. Dans ce dernier cas, la procédure s'arrête immédiatement et vous devez recommencer.
- Examen environnemental : Les incidences sur la zone environnante sont examinées dans le cadre d'une note de synthèse. Pour les impacts significatifs, un rapport d'impact environnemental (EIE) complet est requis.
Étape 2 : Organisation de l'enquête publique
Si votre dossier est recevable, l'enquête publique commencera (si nécessaire).
- Durée de l'enquête : 30 jours.
- Action : Vous devez disposer d'un affiche jaune (format A2) à la limite de votre parcelle et de la voie publique.
- Objections : Les voisins et les parties prenantes peuvent maintenant déposer des objections.
Après cette enquête, vous pouvez modifier votre demande, si nécessaire, pour tenir compte des objections (“procédure en boucle”). Veuillez noter que les modifications substantielles peuvent nécessiter une nouvelle enquête publique.
Étape 3 : Recherche de conseils
L'autorité chargée de délivrer les autorisations sollicite l'avis d'organismes extérieurs tels que le Agence des routes et du trafic, Agence pour la nature et les forêts ou Patrimoine immobilier.
- Durée : En général, 30 à 50 jours.
- Conséquence : L'absence d'avis dans le délai imparti signifie généralement un avis “tacitement favorable”. Toutefois, la jurisprudence récente montre que les gouvernements sont parfois obligés de tenir compte d'avis tardifs et essentiels sur le fond.
Étape 4 : Décision de l'autorité compétente
Le responsable de l'environnement rédige un rapport. Le gouvernement doit prendre une décision dans un délai strict :
- 105 jours : Procédure avec enquête publique.
- 120 jours : Procédure auprès de la commission provinciale ou régionale des permis environnementaux.
- 60 jours : Procédure simplifiée sans enquête publique.
Délai de dépassement : Dans la plupart des cas, si le gouvernement ne prend pas de décision en temps utile, la licence est considérée comme étant refusé. Vous devez alors faire appel.
Étape 5 : Annonce et affichage
Une fois l'approbation obtenue, vous devrez revenir sur la demande d'autorisation. affiche jaune de traîner (“posting”).
- Le délai de recours de 30 jours ne commence à courir qu'à partir du premier jour de cette publication.
- Vous devez enregistrer la date de début du détachement dans le guichet environnement.
Vous trouverez plus d'informations sur le panneau d'affichage ici.
Faisabilité : Quand pouvez-vous commencer les travaux ?
Vous ne pouvez commencer les travaux que 36 jours après le premier jour de l'affichage, à condition qu'aucun recours n'ait été introduit.
Si un voisin ou un organe consultatif introduit un recours auprès de la députation ou du Gouvernement flamand, le permis est suspendu. La personne qui introduit le recours est tenue de vous notifier le recours par courrier recommandé.
Quel est le coût d'une demande de permis environnemental ?
Les coûts sont variables et se composent de trois piliers :
- Les honneurs : Architecte, géomètre et éventuellement avocat spécialisé en droit de l'environnement.
- Taxe municipale : Un coût administratif qui varie selon les communes (de 50 euros à plusieurs centaines d'euros).
- Coût de l'étude : Pour les dossiers complexes (par exemple, une note archéologique ou une évaluation d'impact sur l'environnement).
Voici un aperçu du coût d'une demande de permis environnemental.
Mise à jour : le permis environnemental modulaire
Le gouvernement flamand travaille à l'élaboration d'un décret pour la licence environnementale modulaire. Elle remplacera les délais fixes par un système flexible : une procédure de base de 60 jours prolongée par des “modules” (tels qu'une enquête publique). Cette législation n'est pas encore en vigueur ; le système décrit ci-dessus reste la norme.
Foire aux questions (FAQ)
1. Combien de temps faut-il pour obtenir un permis environnemental ? Dans une procédure normale (sans enquête publique), il faut compter au maximum 60 jours après la déclaration de recevabilité. Dans les procédures avec enquête publique, ce délai passe à 105 ou 120 jours. Une prolongation de 60 jours est possible en cas de complications administratives.
2. Que se passe-t-il si je commence à construire sans attendre le délai de recours auprès de la province ou du gouvernement flamand ? Dans ce cas, vous commettez un délit de construction. Vous risquez alors un ordre d'arrêt des travaux, des amendes, voire une demande de remise en état (démolition) si le permis est refusé en appel.
3. Un architecte est-il toujours nécessaire pour obtenir un permis d'environnement ? Non, pas toujours. Pour les petits travaux, vous pouvez introduire vous-même la demande. Pour les travaux ayant un impact sur la stabilité ou le bâtiment principal, un architecte est requis par la loi.
4. Puis-je faire appel de ma licence si je ne suis pas satisfait des conditions ? Oui, en tant que demandeur, vous pouvez faire appel des conditions ou des frais attachés par le gouvernement à votre licence si vous les considérez comme déraisonnables ou illégaux. Mais soyez prudent. En effet, si vous introduisez vous-même un recours auprès de la province ou du gouvernement flamand, votre permis sera également suspendu. En d'autres termes, vous serez ici dans l'attente du recours que vous aurez introduit. non peut l'utiliser. Vous courez également le risque que la province ou le gouvernement flamand impose des conditions ou des frais plus stricts que la commune en cas d'appel, voire qu'ils refusent le permis. Pour en savoir plus sur le refus d'un permis environnemental, cliquez ici.
A propos de l'auteur : Niels Vansimpsen est juriste en droit de l'environnement chez Confianz. Il supervise les demandes de permis dans toute la Flandre. Il assiste également les clients dans toute la Flandre en cas d'objections ou de recours contre les demandes de permis introduites. Il fournit également une assistance en matière de construction et d'infractions environnementales et conseille les clients sur la faisabilité de leur projet immobilier.